Si tu as soif de justice, tu auras toujours soif 
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Les concours - Mon avis    -   Quelques conseils pour avoir de beaux oiseaux.


But des concours :

C'est en théorie le moyen pour un éleveur amateur de mesurer l'écart entre son oiseau et l'oiseau idéal défini par le standard de l'espèce.
L'éleveur présente ses meilleurs oiseaux qui sont identifiés par leur bague. Chaque oiseau est présenté dans la catégorie de son espèce.
Un juge spécialisé fait son évaluation en fonction d'un barème, note le résultat sur une feuille de jugement qui permet un classement de l'oiseau.
Les oiseaux sont installés en petites cages individuelles de présentation au volume exigu, pendant 3 à 5 jours pour pouvoir les examiner en ddétail.
  Il existe des concours locaux, régionaux , nationaux et un concours mondial annuel.


 Base de départ : 100     points
                          Oiseau champion exceptionnel : 93     points                                     
   Oiseau champion excellent :  92- 91     points
  Bon oiseau déclaré champion :  90     points
             bon oiseau : 89     points  
          Oiseau sélectionnable :  88- 87     points
Le propriétaire d'un oiseau champion est récompensé par un trophée

 mais les gagnants du concours sont ceux dont l'oiseau obtient la meilleure note dans sa catégorie.


Préparation au concours :
Ne souhaitant pas présenter une page trop fournie, je vais à l'essentiel
les amateurs intéressés trouveront facilement des détails dans les clubs auprès d'éleveurs  confirmés dans les concours).
Bien sûr, il faut faire un tri : l'oiseau présenté doit être sain, calme, avoir les plumes lisses et la mue terminée, avoir tous ses ongles et le bec net,  il doit être propre et le plus près possible du standard de son espèce.
Il faut l'habituer avant le concours à bien se maintenir sur le perchoir pour avoir un bon maintien, être tranquille sans être prostré, etc...
Les cageots de transport doivent être propres, contenir un lit de graines mais pas d'eau de boisson pour ne pas souiller le plumage.
C'est un petit résumé très succint de ce que doit supporter l'oiseau avant et pendant un concours.

Mon avis sur les concours :
Indéniablement, les concours sont utiles pour ne pas dire nécessaires pour évaluer les oiseaux et essayer de maintenir l'espèce au plus près de son standard. L'importation de la plupart des espèces étant maintenant interdite, il sera de plus en plus difficile au cours des années à venir, de conserver des oiseaux au phénotype standard (risque de consanguinité accrue, dégénérescence, mutations hasardeuses, etc...)

Hélas, et tant pis  si je m'attire quelques réflexions  (dont celles du Président de l'AOPR),   je pense qu'il y a des dérives.
1- Je me pose parfois la question de savoir si certains amateurs (pas tous heureusement) ne préfèrent pas les trophées à leurs oiseaux. Je ne suis pas persuadé que parmi les amateurs de breloques (ça fait bien dans le salon et ça peut aider à écouler ses oiseaux), on trouve uniquement des  véritables passionnés de nos compagnons ailés.

2-  Personnellement je ne partipe plus aux concours. Quand je vois ce que doit subir l'animal avant et pendant ces manifestations (bonjour le stress),  je m'abstiens.  Je ne parle pas des concours pour certains oiseaux élevés dans un but précis (les canaris de posture et de chant  par exemple).

Mais quand je vois un oiseau superbe en taille, aux couleurs nettes et brillantes, se faire pénaliser parce qu'il n'est pas sage sur le perchoir quand le juge l'évalue avec sa badine, ou parce qu'il présente une plume qui a été ébouriffée pendant le transport, je ne suis pas d'accord ,car cela n'a rien à voir avec le standard de l'oiseau.


3-  Il y a plusieurs fédérations d'éleveurs amateurs d'oiseaux  en France, et à l'heure actuelle la plupart des juges reconnus appartiennent à une seule fédération (on n'évalue pas les becs crochus comme on évalue les canaris : je ferme la parenthèse, les spécialistes comprendront).

4- Le barème d'évaluation des oiseaux  peut être interprêté d'une manière subjective selon la sensibilité des juges (c'est presque normal). Par exemple et ce n'est pas une critique : souvent les juges Français privilégient la taille de l'oiseau tandis que les juges Belges privilégient la couleur. Certains amateurs avertis choisissent les oiseaux à présenter en fonction des juges)
5- Selon la fédération qui organise , un oiseau, champion dans un concours, ne sera parfois  , même pas qualifié dans un autre : ça ne veut plus rien dire !
Pour terminer,  on voit dans les concours, des oiseaux de mélanges de mutarions qui n'ont plus rien à voir (aspect et taille), avec l'espèce initiale (chez les becs crochus surtout).
En conclusion :
Les concours sont nécessaires mais il serait souhaitable de revenir aux fondamentaux et au bon sens : Faire l'évaluation d'un oiseau uniquement en fonction du standard de son espèce sans avoir besoin d'en faire un animal de cirque avant de le présenter. Je pense qu'une harmonisation des critères de jugement est nécessaire. Les juges agréés devraient être représentatifs de toutes les fédérations d'amateurs d'oiseaux existantes. 

Quelques conseils pour obtenir de beaux oiseaux.


On trouve toujours que ses propres oiseaux sont beaux. C'est  pourquoi il est souhaitable de fréquenter les concours,  sans forcément y participer, de façon à pouvoir étalonner ses propres oiseaux d'une manière plus objective.
Partant du principe qu'il n'est pas plus difficile de conserver des beaux oiseaux que des sujets quelconques, voici quelques conseils dont la plupart sont basés sur l'observation et l'expérience. Il faut un peu de chance ou posséder un élevage important pour obtenir des  "champions" exceptionnels, mais il n'est pas difficile d'obtenir des bons et beaux oiseaux équivalents à une notation de 89, même 90  (ou plus, mais c'est  moins courant).

  Indispensable :  au  moment de l'achat  choisir des sujets sains se rapprochant du standard idéal, vifs mais pas nerveux, bien proportionnés (pas de ventre creux par exemple)  et de taille normale en sachant que les sujets jeunes  n'ont pas toujours atteint laur taille maximum et surtout leurs teintes définitives.
 Acheter de préférence à un amateur sérieux,  susceptible de vous donner l'origine de l'animal (oiseau bagué) et si vous envisagez la reproduction, capable de vous indiquer si l'oiseau est porteur d'une mutation (ce n'est pas une tare mais cela permet de savoir comment seront les oisillons  obtenus par la suite). Il faut éviter d'accoupler des oiseaux consanguins (l'excès de consanguinité entraine une dégénérescence qui se traduit entre autres inconvénients, par une diminution de la taille et une plus grande fragilité des sujets issus de ces couples).  

Il n'est pas possible d'obtenir de beaux oiseaux à partir de sujets "approximatifs".

 Les conseils suivants sont basés sur ce que j'ai observé dans mes volières :
 Il vaut mieux privilégier la qualité que la quantité : c'est l'avantage du véritable amateur qui n'est pas motivé par le profit.
Les oiseaux pondent sur plusieurs jours, ce qui entraine des naissances échelonnées. Les premiers oisillons nés sont avantagés lorsque la mère les nourrit : ils sont plus gros car nés avant les autres et la différence de taille s'accentue souvent pendant tout le séjour dans le nid car ils se font "mieux entendre" par les parents.  Un animal mal nourri dès le début de sa vie sera plus sujet à différentes carences, et plus fragile.  Personnellement  j'attends que les 3 ou parfois 4 premiers oeufs soient éclos (selon les espèces et l'âge de la mère) et j'élimine les autres oeufs. Non seulement  on diminue le risque d'élever des jeunes à la croissance interminable mais ceux qui restent grossissent beaucoup plus vite.
C'est une première sélection qui a le mérite de ne pas supprimer d'oisillons indésirables. (Je laisse à certains  le loisir d'entamer un débat sur les embryons éliminés, présents dans les oeufs restants)

  Pour les espèces qui ont tendance à se reproduire presque toute l'année (Les Agapornis par exemple), il est bon de retirer le nichoir (ou l'obstruer) après la deuxième ponte annuelle. Une femelle qui pond plus de 2  fois par an s'épuise et j'ai remarqué que les jeunes issus de ces pontes à répétiton sont moins beaux et souvent plus chétifs que les autres. Encore une sélection facilement réalisable. Moins d'oiseaux, c'est sûr, mais pas de "rogatons".

 Ce qui est valable pour les adultes l'est aussi pour les oisillons. Une nourriture saine adaptée et variée. Inutile de gaver les oiseaux avec uniquement des , même sélectionnées. 3 semaines à un mois avant la reproduction et jusqu'au sevrage des jeunes (et même après ) , il faut distribuer en plus de la nourriture habituelle, de la pâtée aux oeufs, des graines germées, etc...(Voir les chapitres sur la nourriture et sur la reproduction des espèces élevées)

 Même si vous pratiquez l'élevage en batterie, (il est très recommandé  de laisser grandir les jeunes dans une volière assez vaste pour obtenir des sujets  musclés et "costauds"  (et pas gras par le manque  d'activité du à l'évolution dans un espace trop petit).
Plus on fait reproduire des oiseaux "douteux" aux teintes incertaines et de trop petite taille, plus les sujets obtenus seront médiocres  et  leur aspect sera de plus en plus éloigné du standard. C'est comme cela qu'on arrive à trouver un peu partout et pas seulement dans les animaleries, des oiseaux lamentables qui n'ont plus rien  à voir avec l'espèce d'origine.

Avant de se lancer dans des mutations approximatives et mal contrôlées mais très à la mode, je pense qu'il serait bon de commencer par faire l'effort de conserver des oiseaux se rapprochant au maximum du standard de l'espèce sauvage, ou  de la mutation souhaitée.