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Les maladies de nos oiseaux - "Mieux vaut prévenir que guérir"
Mon opinion :
E
levés dans de bonnes conditions, les oiseaux  sont des animaux robustes (surtout la majorité des becs crochus).
Encore faut - il avoir l'envie (c'est valable pour tous les animaux de compagnie : ce ne sont pas des jouets qu'on abandonne quand on n'en veut plus) et le temps nécessaire pour s'en occuper (les oiseaux font beaucoup de saletés), les observer, leur assurer un minimum d'attention et de soins appropriés. La plupart des maladies courantes pourraient être souvent évitées. L'observation et un peu de bon sens suffisent en général à détecter qu'un oiseau n'est pas en bonne santé, ce qui permet souvent d'agir avant que la maladie soit déclarée. Il convient donc d'apprendre à bien observer le comportement de nos protégés. De toute manière, rien ne remplace le diagnostic d'un vétérinaire (spécialisé en ornithologie de préférence: ce n'est pas toujours évident). Une maladie détectée trop tard est souvent fatale.
Cette page  est proposée pour aider à détecter et soigner les maladies courantes , mais surtout pour savoir  ce qu'il convient de faire pour éviter que nos oiseaux soient malades.  
INDISPENSABLE:  éviter la surpopulation - une nourriture variée -  une volière  vaste (en longueur))

Comment  voir si un oiseau est  affaibli ou malade ?
Le comportement :
 Un oiseau qui n'est pas bien portant a tendance à boire beaucoup et manger moins. Il est apathique, ne réagit plus à son entourage, semble indifférent et a les "yeux tristes". La respiration peut devenir  saccadée et parfois bruyante.
 L'apparence :
Le plumage est souvent plus terne. Le cloaque peut être sale et les narines obstruées. Un oiseau malade a un changement physique ou comportemental:  ailes pendantes, plumage gonflé ou hérissé sans raison (une femelle peut présenter cet aspect avant de pondre), indolence, manque d'appétit, etc.
 
Généralement, un oiseau est malade en raison d'une mauvaise hygiène de vie (bien entretenir la volière ou la cage pour éviter les maladies parasitaires), ou d'une nourriture avariée ou mal adaptée.
Un oiseau en bonne santé est vif et "gai" (ne pas confondre vif avec agité et nerveux).
Un oiseau qui change d'environnement subit un stress plus ou moins important qui peut le   le rendre plus vulnérable  .
 Les fientes :
La texture des fientes change : changement de couleur, diarrhée.
 (Attention ne pas s'alarmer : quand l'alimentation change, les fientes aussi peuvent changer de texture et de couleur).

Les maladies des oiseaux les plus souvent rencontrées. ( citées dans le désordre)
En bas de cette page, cliquez à l'endroit indiqué pour ouvrir une liste  de  produits vétérinaires pour  oiseaux.

Problèmes respiratoires et infections provoquées par l'excès d'humidité ou le brouillard par temps froid.
Respiration saccadée et difficile. Difficulté pour s'alimenter. L'oiseau est apathique, il maigrit bien que le plumage soit gonflé pour se protéger du froid. traitement : installer l'oiseau dans une cage  placée dans un endroit clair et maintenu vers 23 à 25°.
Donner du "BAYTRIL": choisir la solution  à 10% d'enrofloxacine qui est un antibiotique à large spectre très utilisé en ornithologie, pour tous les oiseaux. (chez le vétérinaire ou en pharmacie : commander le plus petit conditionnement existant car c'est un produit efficace mais assez onéreux.)pour un traitement général préventif la dose est de 2 ml par litre d'eau  de boisson

 attention : ml = millilitre; dans les années 1950, on disait centimètre cube : cm3 ou cc . J'ai vu sur un forum (on ne s'ennuie pas sur internet)  que cc voulait dire cuillère à café !!!  J'imagine l'état des oiseaux après un pareil traitement !!

Pour un trairement individuel, il faut tenir compte du poids de l'oiseau.  Approximativement 1ml représente 20gouttes : si vous êtes faché avec les règles de trois et les volumes,  donnez 2 à 3 gouttes par jour  de la sollution initiale,  pour un oiseau de 60 grammes (en sachant qu'une perruche ondulée pèse environ 20g). Pour être certain que l'oiseau soit  réellement traité,   mélangez les gouttes dans un peu d'eau sucrée avec du miel, et le mélange (2 à 3 ml) est  distribué avec une petite seringue comme pour l'élevage à la main (on en trouve de toute les tailles en pharmacie).  
L'anémie :
L'anémie est provoquée par un habitat et une alimentation défectueux, parfois aussi par certains parasites (acariens) et insectes : moustiques et surtout les poux  rouges (suceurs de sang) . Elle entraine la pâleur du bec, des pattes et de la peau ainsi qu'une perte rapide de poids.
traitement : amélioration de la nourriture (les vitamines ne suffisent pas) et des conditions de logement des oiseaux.
Les engelures :
Les perruches australiennes et les inséparables y sont assez sensibles. Il faut donc prévoir nécessairement une partie couverte et à l'abri du vent (surtout des courants d'air) en période hivernale (en volières extérieures évidemment). Proscrire les perchoirs métalliques en période de gel et empêcher les oiseaux de rester agrippés au grillage (c'est une manie pour certains). Installer des nichoirs vides qui procurent une protection supplémentaire. Les becs crochus résistent à des températures assez basses (-10° environ sur de courtes périodes) mais peuvent avoir les doigts gelés vers - 3°.
Au bout d'une semaine les doigts deviennent blanchâtres et enflent légèrement.  Si le mal est pris à temps, un massage à la vaseline peut contribuer à rétablir la circulation du sang et donc de régénérer les tissus sinon les chances de guérir sont pratiquement nulles. Il faut donc être très vigilant car c'est très douloureux et l'oiseau se mord jusqu'au sang et les doigts pourrissent.
Quand la température descend vers +1° dans la partie intérieure des volières, 
j'installe des nichoirs vides). Sur l'île de Noirmoutier, la température extérieure descend rarement au dessous de - 5°, ce qui donne approximativement 0° dans les parties intérieures des volières.
Le "picage" :
C'est une habitude vicieuse de l'oiseau qui arrache ses plumes ou celles de ses congénères. Certaines femelles font subir ce picage à leurs oisillons dans le nid . (Attention, pendant la période de mue, les oiseaux s'arrachent souvent leurs plumes pour faciliter la pousse des nouvelles : cen'est pas du picage).
Les plumes sont arrachées et l'oiseau suce la hampe de la plume.  Le picage est redoutable : une fois que l'oiseau a pris l'habitude de s'arracher les plumes, cela peut devenir «une manie» et il peut continuer durant plusieurs années. Les causes peuvent être
l'ennui, le stress, l'introduction d'un nouvel oiseau, l'isolement, le surpeuplement, la peur, les dérangements fréquents, le manque d'hygiène, les parasites, les carences alimentaires (c'est probablement la cause du picage de certains oisillons par leur mèreinsuffisance de protéines dans la nourriture), ...
Il  suffit qu'un de ces facteurs déclenche le picage et cela devient ensuite une manie. Le traitement est difficile et pas toujours couronné de succès; il faut essayer de trouver la ou les causes qui ont entraîné l'apparition du picage. Selon la cause il faut veiller à une alimentation équilibrée (pâtées aux oeufs à forte teneur en protéines,  vitamines et minéraux), prendre des mesures hygiéniques (cage propre et spacieuse), respecter le rythme jour/nuit, et contre l'ennui il faut passer du temps avec son oiseau ou lui acheter un compagnon. Si le picage continue malgré toutes ces mesures, un traitement médical est nécessaire dans les cas graves.  Le picage est assez fréquent chez les becs crochus au "QI important"  qui s'ennuient ( Aras, cacatoes, perroquets...)
Coccidiose :
L'oiseau souffre de diarrhée sanguinolente, d'un fort amaigrissement,  de  bave tombant du bec. La cause peut être due à une mauvaise hygiène de la cage et des accessoires ou à l'absorption de nourriture avariée. La mort survient entre 4 et 5 jours après l'apparition des premiers symptômes.
Traitement : Isoler l'oiseau malade. Nettoyer et désinfecter la cage et les accessoires. Visiter votre vétérinaire d'urgence (il est souvent trop tard)
Colibacillose :
L'oiseau souffre de diarrhée verdâtre. Maladie transmissible à l'homme. Souvent causé par un mauvais entretien de la cage et des accessoires ou par l'absorption de nourriture avariée.
Traitement : antibiotique genre streptomycine 2 à 3 fois par jours pendant 4 ou 5 jours . Nettoyer et désinfecter la cage et les accessoires*
Remarque personnelle : ne laissez en aucun cas des oiseaux souffrant de diarrhée manger de la verdure. Quant aux antibiotiques préconisées (streptomycine, auréomycine, tétracycline, etc..), ils sont à utiliser avec modération. Suivre les recommandations d'un "vrai" vétérinaire qui saura lequel  choisir et  indiquera les doses à utiliser. Il existe sur internet des conseils de vétérinaires spécialisés, mais attention aux traitements plus ou moins fantaisistes qu'on trouve parfois sur certains forums.                    Sans en abuser non plus, des suppléments vitaminés du groupe B sont parfois suffisants.
Acarioses (gale des pattes et gale du bec)
L'oiseau développe une croûte grisâtre sur les pattes ou sur le bec (calcification), il peut y avoir déformation par la suite, pouvant mener à la mort du sujet s'il n'est pas traité. Le problème étant principalement causé par un nettoyage insuffisant du fond de la cage et des perchoirs. (l'acarien responsable est en général le Chemidocoptes mutans)
Traitement : Nettoyer et désinfecter la cage et les accessoires. Porter une attention particulière aux perchoirs. Appliquer un onguent ou une crème acaricide non grasse sur les pattes ou tremper dans une eau contenant un peu d'iode  (l'iode tue les acariens). Donner aussi un apport vitaminique au sujet. (le laboratoire Brunet-Wyon, spécialisé dans les produitts pour oiseaux,  propose des traitements : voir le site dans "liens"). Un appoint de vitamine A favorise la guérison. Un traitement à base d'ivermectine est souvent mentioné.
Un autre produit recommandé par un vétérinaire : le"stronghold" pour chaton! contre les puces et les acariens (commandé chez le pharmacien). Prudence: une goutte (une seule, c'est pour soigner l'oiseau, pas pour le tuer ) déposée derrière la tête, à la base du cou, en soulevant les plumes pour déposer le produit sur la peau. (pour la gale du bec uniquement, qui est difficile à soigner)
Acariose respiratoire :
L'oiseau sera sujet à des crises d'asthme, surtout le soir. Il aura une respiration sifflante et la présence de mucus près des narines. Ce problème est causé par la présence d'acariens de diverses espèces ainsi que par un mauvais entretien de la cage et des accessoires.
Traitement :   Nettoyer et désinfecter la cage et les accessoires. Prendre conseil chez un vétérinaire.
Psitacose :
Les symptômes sont très variables; Somnolence, perte d'appétit, forte soif, fièvre, respiration irrégulière, perte d'équilibre, les fientes deviennent vert-fluo. Maladie transmissible à l'homme, qui aura des phénomènes de grippe ou d'allergie et une forte toux. Causés principalement par le contact d'oiseaux contaminés.
Traitement :   Isoler le sujet et lui administrer un antibiotique du genre  tétracycline . Désinfecter la cage et les accessoires.
Inflamations et infections intestinales :
L'oiseau est "mou", somnolent,  a la diarrhée, boit beaucoup et manque d'appétit .Les causes peuvent être : des aliments avariés ou non appropriés, une infection, des parasites .
Un "truc préventif" qui donne des bons résultats  quand les oiseaux risquent d'avoir des petites infections intestinales  à la suite d'un temps froid et très humide (brouillard par exemple) : ajouter du charbon végétal  à la pâtée.( n en trouve facilement sous forme de gellules dans les grandes surfaces au rayon diététique). Si l'infection est démarrée,  remplacer le charbon par de la "carbolevure" (le contenu d'une  gellule pour  environ 100 grammes de pâtée  ; en vente libre en pharmacie)
Pour les infections graves : L'oiseau devra être traité après examen des fientes chez un vétérinaire. Il est fortement conseillé, pour toutes les maladies infectieuses citées ci-dessus, de consulter un vétérinaire (si possible spécialisé en ornithologie).

Les poux du "Canada", poux rouges, et les parasites acariens chez les oiseaux :
(assez fréquents l'été en volière extérieure , même bien entretenue )
L'oiseau est nerveux, se gratte continuellement, chute des plumes. Peuvent être causés par un mauvais entretien de la cage ou transmis par un nouvel oiseau. Bien nettoyer et désinfecter tous les recoins: ces petits parasites sont pratiquement invisibles, mais sont nuisibles à la bonne santé des oiseaux. C'est insidieux et on n'y pense pas assez, car on ne les voit pas. Le poux rouge est un fléau
Traitement :   Nettoyage de la cage et désinfection. Application d'une poudre anti-acariens. (Le Pyrévol de  chez Brunet est très efficace contre les acariens et contre les poux rouges (invisibles dans la journée) mais qui "sucent" le sang des oiseaux). Il est possible de saupoudrer les nichoirs contenant des oisillons en protégeant les yeux.
Ce n'est pas de la pub: c'est simplement parce que que la plupart des produits Brunet-Wyon - pâtées et médicaments - sont efficaces et expédiés dans toute la France et me donnent satisfaction . 
Mue anormale :
Chute du duvet en dehors de la période de mue, causée par un manque d'hygiène ou des aliments inappropriés.
Traitement   Nettoyer et désinfecter la cage et les accessoires. Donner un apport de vitamines à l'oiseau. ("Tonivit" par exemple, qu'on trouve chez le vétérinaire ou en pharmacie. Respecter les doses indiquées sur le flacon et ne pas donner toute l'année.)
Remarque : C'est un avis personnel, je prèfère ajouter les vitamines, médicaments, vermifuges, dans les pâtées plutôt que dans l'eau de boisson; je trouve que c'est plus efficace ;. est-ce vrai?
Ponte anormale :
La femelle pond sans la présence d'un mâle. Ce n'est  pas une maladie mais une situation.  Ne pas retirer les oeufs sinon elle continuera à pondre. Laissez la couver, elle abandonnera ses oeufs par elle-même, puis enlevez le nid s'il y en a un.
Rétention d'oeuf :
La femelle a un oeuf bloqué à l'entrée du cloaque mais n'arrive pas à l'expulser. On aperçoit l’œuf. C'est souvent du a une chute de température brutale au moment de la ponte. Il y a une méthode simple mais non garantie. Elle consiste à faire bouillir de l'eau et de maintenir l'oiseau au-dessus de la vapeur. Attention, le but est d'aider la dilatation et non d'ébouillanter l'oiseau. Sinon il faut avoir recours au vétérinaire car la femelle peut en crever. (Surtout ne pas forcer pour ne pas écraser l'oeuf bloqué et estropier la femelle).
Là encore la prévention est préférable. Un mois environ avant le début des premières pontes, pendant et à la fin de l'hiver : ajouter de l'huile de foie de morue aux graines. (L'odeur n'est pas terrible, c'est connu, mais les oiseaux ne semblent pas incommodés)). On arrête après les pontes. En plus de la lubrification, l'huile de foie de morue apporte de la vitamine D et E. (en gellules chez le pharmacien)

Les souris ! (les rongeurs sauvages sont souvent porteurs de germes pathogènes)
Remarque (J'ai eu ce problème).Pour les élevages en volières extérieures : attention aux souris qui s'installent dans un nichoir vide (ou pas!) et qui prolifèrent. L'entente est souvent "cordiale" avec les oiseaux, mais ces rongeurs qui trainent partout véhiculent souvent des germes pathogènes qui peuvent être transmis aux oiseaux et la propreté de la volière n'est pas en cause.

Cette liste déjà incomplète n'aborde pas des maladies  moins rencontrées et souvent fatales (pasteurellose, ornithose, etc..), ni les épidémies qui ravagent les élevages  comme la peste ou grippe aviaire par exemple.  Dans ces situations la prévention est illusoire et l'éleveur ne peut que subir et constater la catastrophe. Dans tous les cas, tout est à recommencer après une désinfection complète de l'installation.
A la lecture des causes de la plupart des maladies courantes des oiseaux de cage et de volière, il est évident que :
"Mieux vaut prévenir que guérir"

les "quatre commandements " de l'éleveur amateur d'oiseaux :
 
1 : le choix des oiseaux :
Impossible de conserver et d'élever des oiseaux sains et robustes si on se procure des sujets chétifs , apathiques, d'âge et d'origine inconnus. Les oiseaux des élevages "industriels" ont souvent été traités aux antibiotiques dès leur jeune âge (pour éviter les épidémies dans les élevages intensifs et surpeuplés). ILs  n'ont plus d'immunité naturelle ce qui les rend plus vulnérables aux maladies. Il préférable dans la mesure du possible, de se procurer les oiseaux chez un éleveur amateur sérieux. Se renseigner dans les associations ornithologiques. Les bourses aux oiseaux et les concours sont à visiter car cela permet de discuter avec des éleveurs mais aussi d'apprendre à reconnaître un sujet sain et robuste .
Un oiseau qui est installé dans son nouveau logement est  stressé. Il lui faut du calme pendant quelques jours. Eviter d'introduire un nouveau pensionnaire dans la cage juste avant la nuit. Il a besoin de voir et lui faut quelques heures pour s'habituer à son nouvel espace de vol, sinon il risque de se blesser. C'est simplement du bon sens.

Important :
n'achetez que des oiseaux dont les exigences alimentaires vous sont familières.  Le manque d'hygiène et une alimentation  non ou mal adaptée sont les causes essentielles des maladies et de la mortalité;  il ne faut pas hésiter  à le rappeler.
2 : le logement et l'environnement :
La propreté et l'hygiène dans les  cages et les volières sont essentielles, y compris pour les perchoirs, gamelles, abreuvoirs...
A ce sujet  quelques remarques :  propreté,  hygiène, bien sûr, en sachant que plus le logement est exigu plus l'entretien sera contraignant et fréquent.  Les oiseaux sont des animaux qui salissent beaucoup. Une cage se salit plus rapidement qu'une volière. L'élevage pratiqué à l'intérieur, même en volière (atmosphère plus confinée) demande des  nettoyages un peu plus fréquents que l'élevage en volière extérieure.  (Ce n'est pas une raison pour négliger l' entretien  des volières extérieures (voir la remarque concernant les souris).

Attention, une bonne hygiène est nécessaire mais il est inutile, voire néfaste de transformer une volière en "bulle stérile". Encore une fois les oiseaux (les êtres vivants en général) doivent être capables de développer une immunité naturelle, il est préférable que leur organisme puisse réagir et se défendre seul au contact d'un agent pathogène.
Personnellement, je ne suis pas trop partisan des volières au sol bétonné,  nues et vides avec un perchoir bien raide et droit, à chaque extrémité du local. C'est très aseptisé et facile à entretenir mais les oiseaux (s'emm..) s'ennuient dans un tel environnement. De nombreuses espèces aiment gratter le sol. Le stress est aussi cause de maladie.  Il est indéniable qu'une colonie d'oiseaux remuants et bruyants (trop parfois), curieux de tout, ne sont pas stressés et demeurent en  bonne santé. Je préfère vermifuger chaque trimestre (voir le chapitre nourriture) les espèces sensibles aux vers parasites. Chacun est libre d'avoir une opinoin différente.
 3 : la nourriture : (Voir le chapitre sur l'alimentation)
 Il convient de rappeler l'essentiel : nourriture fraîche, abondante et variée (bien se renseigner des besoins de l'espèce). Vérifier la date de péremption des aliments ( quand la date est passée, les graines n'ont plus de pouvoir nutritif et les pâtées peuvent être toxiques). Eviter les friandise trop grasses ( les graines de tournesol, de chénevis... à part l'hiver quand il gèle, et en petite quantité) . User mais  ne pas abuser des produits de supplémentation : un excès de vitamines est aussi néfaste qu'une carence.
Changer l'eau chaque jour : les oiseaux se baignent même en hiver (les plumes ébourrifées en séchant les aident à supporter le froid).  Choisir des pâtées aux oeufs de bonne marque et à haute teneur en protéines. L'os de seiche c'est bien, mais pas suffisant : les bloc de sels minéraux sont indispensables

Les oiseaux granivores auront des carences alimentaires s'ils ne mangent que des graines. Encore une fois l'idéal est de s'inscrire à une association ornithologique ou les membres partagent leur expérience.
4 : la surpopulation .
Non seulement c'est un facteur d'agressivité mais la surpopulation en cage comme en volière, est une des causes de maladies. Le stress existe chez les oiseaux, parfois important . Pour leur santé qui passe par leur bien-être, les cages ou les volières ne doivent pas être des camps de concentration. Une remarque : l'isolement aussi est facteur de stress. Peu d'oiseaux apprécient la solitude. Je ne parle pas des oiseaux apprivoisés qui sont "imprégnés" ('c'est le terme utilisé) par l'homme, et qui ont besoin de toute manière, de beaucoup d'attention .
Pleins d'oiseaux de toutes les couleurs dans une cage, c'est peut-être joli,ce ne sont pas  des bouquets de fleurs.
Conclusion :
Cette page contient des avis et des remarques personnelles, résultant de mon expérience d'éleveur amateur et de mes observations, mais n'ayant pas les connaissances suffisantes pour traiter complètement le sujet, j'ai plutôt insisté sur les précautions à prendre pour que nos oiseaux restent en bonne santé. J'espère que l'essentiel a été abordé et aidera un peu les éleveurs amateurs qui estimaient (à juste titre), qu'un chapitre traitant de la bonne santé des oiseaux manquait sur le site.

Encore une fois, pas de panique. En respectant les quelques règles essentielles indiquées ci-dessus, les  oiseaux sont rarement malades et leurs  "indispositions" demeurent passagères lorsqu'elles sont  sont rapidement soignées.
Liste de médicaments  vétérinaires (fiables et sérieux)  pour soigner les oiseaux :

                                                                                                   cliquez   ici