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| De tout un peu : observations -
remarques - points de vue .... |
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Mes photos sont
souvent recadrées, ce qui
donne l'impression que les oiseaux sont
apprivoisés ou familiers car on
les voit
souvent en plan rapproché.
La
plupart des oiseaux reconnaissent l' éleveur qui les
nourrit
mais restent méfiants et distants, mais
quelques
individus sont ou deviennent peu farouches et
parfois conviviaux, sans pour cela être
apprivoisés.
Chez
les becs crochus, il est certain
qu' à
l'intérieur d'une
même espèce,
le caractère et le comportement peuvent être
très
différents d'un oiseau à l'autre, aussi bien avec
les autres locataires des volières qu'avec
l'éleveur. C'est parfois surprenant . Il est bien évident
qu'il est nécessaire d'avoir
le
temps pour observer ces comportements.
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Voici trois exemples :
Gilou est un de mes
mâles Multicolores né en 2007. Il vit en couple et est
devenu très familier. Il n'est pas farouche, vient prendre
des friandises dans la main mais
n'est pas
apprivoisé.
Sa femelle reste méfiante,
pourquoi
? Oiseaux de la même espèce, du
même âge, ils sont
pourtant soignés et nourris de la
même manière ! |
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Le
comportement de ce couple de Personatas verts est unique dans
l'élevage. En temps normal,
ils gardent leurs distances, mais ils acceptent facilement
d'être
photographiés dans le nid avec leurs jeunes. Pendant qu'elle
couve et jusqu'à l'envol des oisillons, la
mère se laisse prendre dans la main lorsqu'on
vérifie les oeufs ou l'état de santé
des
bébés. Pourtant, un oiseau
même apprivoisé,
n'aime
pas être tenu dans la main.
De mes oiseaux, c'est le seul
couple qui a ce comportement. Pourquoi ? Les autres s'envolent et
reviennent une fois le contrôle terminé.
Les couples reproducteurs
n'aiment pas mais s'habituent rapidement
à laisser contrôler leur
nid régulièrement (sans exagérer bien
sûr).
Ces vérifications sont nécessaires pour
éliminer
les oeufs non fécondés ou retirer un oisillon
mort ou
blessé par accident.
ll est bon d'habituer les
couples dès les
premières pontes
à un petit examen du nid rapide et quotidien. |
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Nico (à
droite sur la
photo) a 9 ans (2011). C'est le
mâle de ce couple de Personatas. Il a eu des
problèmes (attaque de gale à sa
patte gauche et au bec, on voit la cicatrice). Guéri
maintenant, il a
beaucoup souffert, en gardant
la tête cachée sous l'aile. Il est
très
peu
farouche. Toujours très "attentionné" avec sa
femelle, il participe activement à l'élevage de
ses
jeunes.
C'est peut-être idiot
mais d'après son comportement, on devine que cet oiseau est "gentil".
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| N'est-il
pas plus agréable pour eux comme pour nous, de les
admirer
ainsi plutôt que de les voir sautiller dans une
cage
étriquée ? |
Point de vue :
Il
est nécessaire que les oiseaux soient
logés dans
des volières assez vastes pour pouvoir observer leur vrai
comportement . Les
batteries d'élevage sont en général
trop petites
pour les becs crochus (à
moins de
les
faire soi-même), et dans une petite cage,
même s'il y
a parfois
reproduction, les oiseaux se sentiront avant tout prisonniers d'un
environnement qui leur
est peu
favorable pour ne pas dire hostile.
A mon avis , quand on aime les
oiseaux, un élevage ne doit pas être un camp de
concentration.
Je
préfère avoir moins d'oiseaux, mais qu'ils soient
à l'aise.
Il est conseilé pour
ceux qui
pratiquent l'élevage en batterie, d'avoir des cages de bonne
taille (plus longues que
hautes, un oiseau
ne vole pas comme un hélicoptère) et
de mettre les jeunes, losqu'ils sont
sevrés, dans
une volière assez grande pour avoir des sujets
musclés, robustes et aussi plus
sociables avec leurs congénères. Il est aussi
fortement souhaitable que les reproducteurs
puissent évoluer dans un espace vaste en dehors de
la
période de
reproduction.
je reconnais que l'élevage en colonie,
(même s'il est
plus naturel et donne des oiseaux plus
sociables), présente des risques. Le
temps à
consacrer
pour surveiller les
couples pour éviter la consanguinité n'est pas
négligeable (c'est
plus simple quand on est retraité). Les
Agapornis
sont appelés Inséparables et s'il est
vrai que la
plupart des couples formés à partir d'oiseaux qui
se
"choisissent" sont plus fiables que ceux issus de "mariages
forcés", il arrive parfois qu'un mâle volage
"drague " la femelle
d'un copain et si la "gueuse" est consentante, il n'y a pas que le
conjoint qui soit "cocu", car l'éleveur est
trompé aussi
s'il ne s'en est pas rendu compte. Il ne lui est plus possible en effet
de
garantir l'origine de ses jeunes oiseaux.
L'agressivité
observée parfois chez certaines
espèces est très
souvent la conséquence d'un logement trop exigu.
Par
exemple,
mes Fischers et mes perruches de Barnard
s'entendent
bien dans leur volière de 6m. Il est amusant de voir
quelquefois
un jeune Fischer, maladroit au cours de ses premiers vols, rater le
perchoir et se rétablir sur le dos d'un
Barnard qui
reste impassible bien que sa taille soit presque trois
fois supérieure à celle du Fischer.
Il est vrai que beaucoup
d'espèces de becs crochus (moyennes ou grandes
perruches) nécessitent
une volière par couple, surtout au moment de se reproduire
(la
famille des Platycerques par exemple, mis à part les Stanley
qui
acceptent d'autres oiseaux lorsque la volière est
spacieuse).
Un conseil valable pour toutes les espèces : mettre
à
disposition des oiseaux deux fois plus de nichoirs qu'il n'y a de
couples (parfois
même s'l n'y a qu'un couple. Le
manque de
choix peut provoquer des tensions entre les 2 partenaires)
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| Des jeunes Fischers et leurs
parents avec le couple de perruches de Barnard |
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Coup de gueule..
Pensez vous que ce soit une vie ?
Il suffit d'un peu de bon sens
pour se rendre compte que ce genre de cage ne devrait pas exister.
Un oiseau est un être vivant et non un objet de
décoration.
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| Juillet
2010 - Une
idée " farfelue" (peut-être
?) ,
pour obtenir une
volière de becs crochus avec des vrais arbustes. C'est un
essai. |
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Les oiseaux
et
le froid
.
Les
becs crochus ADULTES
supportent des températures négatives (jusquà
-10° parait-il) sur
des périodes relativement brèves. Ils sont par
contre
sensibles au courants d'air et au brouillard. C'est pour cela que
l'élevage en extérieur nécessite des
volières avec
une partie couverte et abritée des vents dominants.
En
cas de gel, il
faut
éviter qu'ils dorment accrochés à un
grillage, les
pattes peuvent geler au contact du métal.
Attention aux engelures .
Pour
aider les
oiseaux à supporter le froid, un appoint de
nourriture plus riche en matières grasses est
recommandé.
Chacun à ses recettes.
Je
leur
donne un
peu de tournesol et j'ajoute aux graines quelques gouttes d'huile
de foie de morue (riche en
vitamines A et D, bien aussi pour éviter le mal de
ponte). Les
mandarines sont
appréciées (vit. C).
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